mardi 6 mai 2008

récit de vacances - part two

2 mai 08

Il est 6h du mat’ et je me réveille grâce et à cause du chant des oiseaux. J’ai passé une nuit super dans un plumard GE-NIAL ! (En gros, j’ai juste bien dormi). Je passe le déjeuner ( ‘‘ Pti dej’ ’’ pour les gens d’ici) parce qu’il ne s’est rien passé d’extraordinaire.

Après le pti déj’ ( quel polyglotte :-D) direction Cancale, capitale de l’huître !Sur la route on passe devant une maison située au-dessus d’un îlot. Il s’avère que c’est une maison où Léo Ferré a habité. Léo, si tu nous regardes…

On arrive à Cancale et on a une heure pour visiter. On est rentré dans l’église, on en a fait le tour, puis on est sorti pour aller acheter un nouveau livre à la librairie d’en face ( en prévision du trajet de retour). Ensuite, on a passé le reste de l’heure en s’occupant sur les bancs de la place de la république, au carrefour de la rue J.M. Savatte. D’où je suis, je peux admirer le style français de du café du Hoch ; la jolie façade du fournil de Cyrille et les couleurs bleues (immondes) de la Touque.

Il est treize heures et nous descendons sur les digues de Cancale. On s’achète un plat d’huîtres à 5€ la douzaine et on s’assied sur le rebord de la route nous donnant une vue plongeante sur la mer, les champs de culture d’huîtres et… un tas de coquilles et de citrons. (WTF ???)

Oui, ici c’est comme ça, tu gobes tes huîtres et tu balances tout par-dessus l’épaule… Chouette ! On ne se fait pas prier pour en reprendre une deuxième douzaine.

Après s’être nettoyé les mains avec le reste de citron, on se décide à aller marcher le long de la digue. On trouve un resto, on s’y installe et on mange… (encore). Après ce repas copieux, on quitte Cancale pour aller voir la pointe du groin, une sorte de gros rocher au milieu de la mer. On peut se balader sur les chemins de terre qui faisaient le tour du rocher ( celui duquel on observe la pointe).

On quitte la pointe du groin direction St Malo.

Ah, Saint Malo ! Sa vieille ville et ses bateaux ! On irait bien volontiers visiter mais… on a soif ! On se rend dans un café un peu hors du commun. Rien que le nom : ‘‘Le café du coin d’en bas de la rue du bout de la ville d’en face du port : La Java’’. Surprenant hein ? Sûrement oui, mais pas autant que la déco, croyez-moi !

Ici, pas un tabouret devant le comptoir, seulement des balançoires ! Accrochées aux murs, quelques affiches et pancartes recouvertes et entourées par des milliers de poupées de toutes sortes, le tout éclairé par un lustre dont la forme ressemble de loin à une pieuvre que l’on peut croiser dans les parcs d’attraction. Si vous allez aux toilettes, il vous faudra entrer dans une cabine datant de Mathusalem, en bois, et pousser une porte battante pour vous retrouver dans une pièce entièrement recouverte de vieux journaux jaunis par le temps.

Nous commandons une bière spéciale et profitons d’un peu de répit pour nos pieds aux sons d’une guitare jazzy Style Django Reinhardt. On peut lire la pensée du jour ‘‘Aujourd’hui, ne fais pas le pont, viens chez nous, on fera les cons’’ ainsi que quelques maximes traînant sur les panneaux, pancartes et affiches, assez sympa ! Notre bière avalée, nous nous rendons sur les remparts, histoire de pouvoir admirer la statue de Surcouf, puis on retrouve le point de rendez-vous en passant par les petites ruelles qui nous donnent l’occasion de voir une statue d’un ange (ressemblant plutôt à une caricature d’un mini superman dont la verge se rapproche plus d’une saucisse Zwan que du pic du midi), et de nombreux cafés aux noms fantaisistes qui nous donneraient envie de boire (l’alchimiste, le café de la saint Patrick),etc. Malheureusement, pas le temps !

On rentre à la maison et on mange ( alors que la faim ne fait plus partie de la liste d’invités) du bar, du riz, et un grand nombre de légumes…

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